A Carabane la "Teranga", tradition sénégalaise d'hospitalité et de plaisir de recevoir, est bien réelle. La décontraction, l'amabilité et la gentillesse des Carabanais facilitent les contacts et les rapports humains.
Les salutations sont importantes, sur l'île tout le monde se dit bonjour et demande des nouvelles selon un rituel qui commence toujours par "kassoumay ?", le salut Diola.
Il est d'usage de répondre que tout va bien "kassoumay kep !" ou "kassoumay balé !".
La poignée de main est essentielle et le tutoiement est couramment utilisé.
Les Carabanais sont en grande majorité des Diolas qui se sont installés en Casamance au 14ème siècle.
Les Diolas du Kassa sont très attachés à la terre et sont en majorité chrétiens, beaucoup sont convertit à l'Islam, mais ils ont conservés leurs croyances ancestrales animistes.
Le village de Carabane est régi par le conseil des anciens et son chef actuel Ibou Guèye, ils prennent toutes les décisions importantes concernant la communauté.

Deux fois par semaine lors des escales du bateau " Le Joola ", avant son naufrage en septembre 2002, Carabane vivait une importante activité.
Trait d’union entre les villages des îles environnantes, Diogué, Bayancassar, Itou, Nioumoune, Cachouane, Ourong … et la Casamance continentale, Carabane est le centre du commerce régional.
Les commerçants et les "banas-banas" de toute la région organisaient un marché avant d’embarquer pour Dakar afin d’écouler huile, vin de palme, fruits, crevettes, huîtres, poissons sur le marché Elisabeth Diouf du port de la capitale.
Agriculture
Il n'y a pas d'activité industrielle sur l'île, en Casamance elle se cantonne à Ziguinchor, huilerie d'arachide, traitement des crevettes, usine à bois
La culture du riz est la principale activité qui fournit, avec l'élevage et la pêche, la nourriture de base.
L'homme défriche et laboure les rizières, la femme sème, repique et récolte le riz.
Les rizières qui se trouvent dans la mangrove sont protégées des eaux salées des bolongs (bras de mer) par des digues et des bassins.
Dans ces bassins des crevettes et des poissons grandissent avant d'être pêchés à la fin de l'hivernage quand les bassins sont vidés.
Une autre activité agricole, qui a fait la réputation de la Casamance, est la récolte et la préparation du célèbre vin de palme appelé bunuk.
Cette boisson traditionnelle Diola est obtenue après fermentation de la sève du palmier à huile.
Pêche
La richesse halieutique du fleuve Casamance et de son estuaire permet aux carabanais de pratiquer la pêche artisanale.
Dans l'estuaire, la pêche s'est développée au début des années 50 avec l'arrivée de pêcheurs Toucouleurs venus du fleuve Sénégal, qui introduisent l'usage des filets dérivants.
La pêche en mer est arrivée avec les pêcheurs Lébous et Sérères qui viennent du Cap-Vert, de Saint-Louis et du Sine-Saloum pour la haute saison de pêche.
Depuis l'installation d'une usine de traitements de crevettes à Ziguinchor de nombreux pêcheurs se sont convertis à la pêche à la crevette. Tous les soirs, d'octobre à mars, les jeunes pêcheurs passent la nuit dans l'eau aux abords de la plage pour pêcher au filet des crevettes et parfois de délicieuses soles.
L'exploitation des huîtres est une activité importante dans les bolongs. Effectuée de décembre à mai par les femmes depuis la cueillette jusqu'à la vente.
Les huîtres vivent à l'état naturel sur les racines des palétuviers découvertes à marée basse.
Elles sont rarement consommées fraîches, mais le plus souvent grillées au feu de bois. Une fois séchées au soleil les huîtres peuvent être conservées plusieurs mois.
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