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La population de la Casamance, estimée à environ 800.000 habitants, est composée de plusieurs ethnies dont les principales sont les Diolas, les Mandingues et les Peuls qui représentent 80% de la population. Mais aussi les Wolofs, Lébous, Sérères, Baïnuks, Mandjaks, Mancagnes et Balantes.


Casamançaise
Sur la rive droite du fleuve Casamance, le Fogny dans la région de Bignona, et la côte Atlantique à Kafountine sont peuplées en majorité de Mandingues et de Baïnuks. Les Baïnuks étant le plus vieux peuple de la Casamance.


Dans le Kassa, la région de Oussouye sur la rive gauche du fleuve à l'Ouest de Ziguinchor, les Diolas représentent 80% de la population. C'est la partie du Sénégal où le Christianisme est la religion la plus répandue, dans le reste du pays 95% des Sénégalais sont musulmans.



Les Diolas


Les Diolas, qui seraient originaires du Saloum, auraient migré en Haute Casamance avant de s’installer en Basse Casamance au 14ème siècle quand ils ont été chassés vers l’ouest par les Mandingues qui se sont repliés dans la région à la fin de l’Empire du Mali.

D'abord appelés Floups par les Portugais, les Diolas qui représentent 60% de la population du Kassa sont des cultivateurs, essentiellement la culture du riz, attachés à la terre avec un rapport fort à la nature et très respectueux des valeurs ancestrales et des traditions. Par contre il n’y a pas de griots chez les Diolas.



Sibiloumbaye Diédhiou le Roi d'Oussouye
La société Diola traditionnelle, qui donne une place importante à l’esprit communautaire et à la religion, repose sur la filiation et sur l'institution des classes d'âge. Elle est dirigée par un Roi, secondé par des féticheurs et des conseillers coutumiers, qui sont les garants de la cohésion sociale.


Aujourd’hui il ne reste qu’un Roi dans le village de Oussouye, mais tous les villages sont régies par le conseil des anciens qui prennent toutes les décisions importantes concernant la communauté.


Les Diolas, épris de liberté et très indépendants, ont de tous temps résisté à toutes autorités extérieures, les Mandingues, les colons, le pouvoir de Dakar ...






La religion animiste des Diolas


Les Diolas en majorité chrétiens, bien que de plus en plus se convertissent à l'islam, ont conservé leurs croyances ancestrales animistes. Pour les animistes tous les éléments de la nature (humain, animal, végétal, minéral …) disposent d’une force vitale composant un tout. Ils croient à un seul Dieu créateur de l'univers, de l’homme et de la nature, un sage qui est force et esprit et qui n’a pas de forme visible.

Diola au cours d'une cérémonie Les Diolas implorent rarement le Dieu créateur (Atemit), mais ils vénèrent de nombreuses divinités ou génies protecteurs (de la terre, du village, de la lignée ancestrale …), traits d’union entre Dieu et eux, auxquels ils consacrent des cérémonies rituelles accompagnées de prières, d’offrandes ou de sacrifices.
Certaines cérémonies rituelles sont aussi réservées aux femmes, comme Ekagnalen le rite de la fécondité.

Lors des rites, les masques et les costumes portés par les danseurs symbolisent l'incarnation des esprits ou des génies. Les musiques et les danses permettent à l’animiste d’entrer en transe et de capter la force vitale d’un esprit ou d’un ancêtre pour recevoir sa force, son savoir ou ses bienfaits. Car pour les Diolas après la mort l’esprit, donc la force vitale, subsiste.

Les cérémonies de funérailles, Kanolèn, sont accompagnées de chants et de danses pour la mort d’un vieillard qui a longtemps vécu. Par contre, la mort d’un jeune est plus douloureuse et triste, pour connaître les causes de sa mort le défunt est rituellement "interrogé" lors de la cérémonie du Kassal.



Les cérémonies rituelles ont lieu dans les bois sacrés inaccessibles aux non initiés. Bois sacrés car la nature, végétale et animale, est sacrée pour les Diolas qui se doivent de la préserver. Chaque village possède plusieurs bois sacrés, certains réservés aux hommes et d'autres réservés aux femmes.

Les Diolas pratiquent le culte des fétiches (boechin), objet aux vertus bénéfiques qui possède une force vitale, incarne un esprit ou contient des éléments magiques et surnaturels. Les fétiches sont un rempart spirituel contre toutes sortes de menaces, accident, maladie, mort, sécheresse …
Les femmes Diolas sont les gardiennes des bois sacrés qui abritent les fétiches.




Prêtresses Diolas du Bois Sacré




Les rites d'initiation sont liés aux étapes importantes de la vie, puberté, adolescence, passage à l’âge adulte ... Ils sont toujours ponctués de grandes festivités.
L'initiation sociale, religieuse et spirituelle des enfants a pour but de les rendre utiles à la communauté, participer à la vie religieuse en ayant accès aux lieux sacrés et respecter les valeurs traditionnelles. Comme le Kahat, qui a lieu avant le mariage et qui dure trois mois, au cours de l'initiation on circoncise le jeune homme pour éliminer symboliquement toute féminité. Le Bukut est secret et les initiés à la sagesse sont isolés dans un bois sacré. Ou le Kahantèn qui réunit pendant un mois tous les non initiés de tous âges, jeunes et vieux.

Les femmes Diolas ont leurs propres cérémonies d’initiations. Comme le Kanébo, réservé aux jeunes mères qui veulent entrer dans le cercle des femmes prêtresses, qui est une cérémonie d’offrandes de riz et de vin de palme au fétiche Ehunia.





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